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Pourquoi cette vie de chien ?


 (nouveau) Teaser de Vie de chien
Spectacle
Texte et mise en scène : Thierry Moral
Illustrations : Bertrand Arnould
Réalisation du teaser : Antoine Chartier
Décor : T. Lyoen
Lumières : F. Frémy
Photos : Adelk Photographie
Conseils artistiques : B. Delvalle & G. Dumont

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De Charybde en Lira

Rendez-vous est pris le 15 mars, à partir de 19 h 30, avec les éditions Antidata, L'Atelier de l'agneau, Le Chemin de fer et Lunatique pour une soirée de la nouvelle à la librairie Charybde.




Chaque éditeur sera escorté par un ou plusieurs auteurs de nouvelles afin de défendre ce « mauvais genre » littéraire.
Aux côtés de Lunatique, il y aura Perrine Le Querrec pour Têtes blondes, et deux nouveaux venus dans la maison :
Corine Pourtau, qui présentera Pour que demain vienne
et Antonin Crenn, qui nous fera un cours (un court ?) sur la Passerage des décombres.
Nous n'oublierons pas d'évoquer Une Librairie en pays hostile, de Michaël Uras, qui paraît le même jour : 14 mars.

Séguedille, in Pour que demain vienne, Corine PourtauQuand elle entre dans le passage, la grande horloge murale au-dessus du magasin de miniatures pour maisons de poupées l’accueille, comme depuis un quart de siècle à présent, immuablement surmontée de son 1846, dont elle se demande encore ce qu’il commémore. …

« Merci de ne pas me prendre pour le débile de service. »

L’Ange gardien, de Raymond Penblanc, ne pouvait que séduire Les Corps célestes...
L’Ange gardienpublié par les éditions Lunatique en 2017, ouvre un espace singulier, celui que l’on trouve dans un passage de l’Histoire lausiaque de Palladius relatant la vie d’une sainte qu’on appelle salê. Salê est « l’idiote » du monastère des femmes Tabennésiotes. Elle fait le ménage pour la communauté, tout le monde la méprise mais elle finit par être reconnue pour sa très grande piété. C’est aussi la figure de Matriona Vassiliévna (dans La maison de Matriona de V. Soljénistsyne), cette femme russe qui, alors qu’elle vit dans une extrême misère, ne peut s’empêcher de faire don de soi, à tel point qu’on la prend pour une idiote et qu’on abuse de sa générosité. Les petites gens, ceux qui rasent les murs et s’excuseraient presque d’exister, sont d’autant plus humiliés qu’ils sont volontiers au service des autres. Ce faisant, ils créent l’équilibre général : pour que la communauté soit liée, il en faut u…