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Articles

Affichage des articles du mai, 2015

Saint-Malo, c’était mouette

Les photos seront sans doute plus éloquentes que les mots pour raconter le salon de Saint-Maloqui pourrait ainsi se résumer : des éditeurs, des sourires, des goélands et du soleil.
La revue Kanyar, représentée par l’infatigable et réjouissant André Pangrani, avec qui Lunatique partageait le stand
Du vieux avec du neuf sur l'étal
La Part commune, et la toujours souriante Mireille Lacour
Le Ver à soie, une maison portée avec conviction par Virginie Symaniec
Alain Gorius, à la tête des très belles éditions Al Manar
Laurent Bettoni, posant avec fierté et décontraction derrière un mur de livres deLa Bourdonnaye
Kanyar, Le Soupirail, Lunatique
Le soir, petit virée sur la plage, pour se détendre (il fallait au moins ça !)

«  Il criait dans le micro : « Le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, c’est qui ? C’est qui ? », et tout le monde s’exclamait : « Jésus ! » »

Là-bas, dans la grande crypte de l’église Notre-Dame de la Miséricorde, nous écoutâmes le prêche du bénédictin Daniel Ange spécialisé dans l’accueil des jeunes désespérés. Il criait dans le micro : « Le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, c’est qui ? C’est qui ? », et tout le monde s’exclamait : « Jésus ! » Il raconta pendant une heure des anecdotes bouleversantes sur les dernières apparitions de la Vierge en Tchécoslovaquie, puis sur de nombreux jeunes que Jésus avait sauvés de la drogue et du sexe, puis il mit en garde contre la musique rock en expliquant que, lorsqu’on passait les bandes à l’envers, on y entendait non seulement des incitations « au suicide et à toutes les perversions sexuelles possibles et imaginables », mais aussi « des consécrations à Satan », enfin il dénonça l’avortement avec des sanglots dans la voix en déplorant que « les lieux bénis entre tous où la vie doit éclore » deviennent si souvent « un tombeau». Ses phrases les plus puissantes suscitaient des va…

« Que je vous les tripote, que je vous les coince dans les coins, que je soulève des jupons. »

La foire eut lieu. Elle commença, dans l’après-midi, par un spectacle de dressage d’aigles. À cause de l’emblème du pays qu’il avait choisi de mener au plus haut des cieux, le Guide. Le soir, les jeunes filles des cuisines servirent à table. Et puis, la nuit venue, alors que je bordais Monsieur et Madame, ils se remirent à l’orgie. Seulement, cette fois, ils y associèrent les jeunes femmes du service. Que je vous les tripote, que je vous les coince dans les coins, que je soulève des jupons. Les petites pleuraient. Et Margarita avec. Et ça, je l’ai mal pris. Très mal. C’est ce soir-là que j’ai décidé d’intervenir. Que j’ai commencé de me venger.pp. 18/19
À lire sur le site, d’autres extraits du Succube du tyran, de Pascal Pratz.

« Il y a eu ce long voyage. Beaucoup de travail. La famille à accueillir. »

Tu arrives un peu en avance à l’école et, alors que tu te diriges vers la grille, tu sens les regards des autres parents peser sur toi. Les salutations se succèdent et permettent de ne s’arrimer à aucune conversation. Dès que tu devines l’imminence de questions personnelles, tu changes aussitôt de sujet. Tu t’en tiens au général. Il y a eu ce long voyage. Beaucoup de travail. La famille à accueillir.Tu sais pertinemment que personne n’accorde foi à tes dires, mais tout le monde accepte de jouer son rôle. Sylvie te dit qu’elle te trouve éblouissante. Anne te serre dans ses bras. Isabelle-Zohra-Christine t’invite à venir prendre le café chez elle un de ces jours. Tu réponds oui, merci, en restant vague sur tes disponibilités.p. 20
À lire le site, d’autres extraits de la nouvelle de  Stéphanie BraquehaisLes Murs.

«  La confrontation sera douloureuse, envahissante et ô combien émouvante. »

« … il n'est pas aussi facile de s'essayer aux nouvelles. Cécile Benoist y réussit parfaitement. Dans ce cours texte qui nous emporte loin, loin sur un autre continent celui de l'Afrique avec toute sa poésie, ses secrets et ses mystères. Le récit est ponctué de mots wolof, nous sommes immergés dans une autre culture, les grains de sable nous portent, nous emportent, nous les toubabs qui ne connaissons rien. Nous sommes comme des petits enfants face à ce continent qui nous dépasse. De temps en temps nous touchons une réalité que nous aurions préféré ignorer mais ce n'est pas possible. La confrontation sera douloureuse, envahissante et ô combien émouvante. Merci pour cette nouvelle qui a su toucher mon cœur. »Mots de sable soufflés, lu pour Libfly

Soirée de la mise en orbite du n° 6 du Cafard hérétique, revue d’expression littéraire

Demain, vendredi 29 mai à 18h30 au Monte-en-l'air, on fête la sortie de la revue Le Cafard Hérétique numéro 6 : lectures et rencontre avec les auteurs. Alors on se fait propre, on se fait beau et surtout on arrive à l’heure pour ne pas en perdre en miette !
Plus d’infos

« mais derrière leurs masques, derrière leurs yeux craintifs, sous leurs petites joues fraîches de marmots, il y avait des élèves du collège de Buchy »

Mais les autres, mes camarades de primaire, le savaient. Élise Baudouin le savait, Vincent Billard le savait, Sandrine Granchard, Hervé Leblond et Florence Duclos le savaient. Rien de spécial ne semblait leur être arrivé. Ils se baladaient dans la cour mouillée du collège avec le plus parfait naturel, comme s’ils y étaient chez eux depuis toujours. À les regarder continuer de vivre au cœur du bâtiment hideux, on aurait dit que Sandrine Granchard avait hurlé des gros mots toute sa vie, qu’Olivier Lebichet n’avait jamais souri et que Vincent Billard crachait de la morve sur les murs depuis le C.P. Je n’en revenais pas qu’ils aient réussi à me faire croire pendant des années qu’ils étaient des enfants de l’école primaire de Morville-en-Bray alors qu’ils ne l’avaient jamais été. Même au tout début, même lorsque nous ânonnions la méthode syllabique Daniel et Valérie, ils ne l’étaient pas, ils se donnaient l’air de bambins de six ans qui n’en menaient pas large quand madame Férolle devenait…

Les Voix mortes

Lespremières rencontres littéraires des VOIX MORTESse tiendront à Clermont-Ferrand les 13 et 14 juin 2015.
Vous ne supportez pas l'heroic-fantasy écrite au kilomètre ? Vous détestez les romans de gare nourris aux hormones façon Marc Lévy ou Dan Brown ? Les romances merdiques et sans imagination de Catherine Pancol vous donnent des boutons ? Les grands bourgeois des lettres à la D'Ormesson ou à la Alexandre Jardin vous font venir la bile aux lèvres et la crampe au bide ?



Alors, les VOIX MORTES sont faites pour vous.
Vous avez envie de découvrir une littérature exigeante, intransigeante, énervante, servie par des auteurs et des éditeurs marginaux parce qu'ils n'ont pas le choix (ils aimeraient bien, eux aussi, en croquer comme les gras salauds énumérés ci-dessus) ?Vous voulez rencontrer des romanciers qui vivent du RSA mais sont sélectionnés à des prix littéraires prestigieux et confidentiels (si, si, c'est compatible) ?
Vous voulez rencontrer des poètes hagards et b…

Malouin de Vitré

Pas loin de Vitré, siège de Lunatique, se déroulera le week-end prochain le festival Étonnants Voyageurs. Bah oui, c'est comme ça !
Lunatique sera bien entourée, avec la revue Kanyar à ses côtés, Al Manar sur le stand à droite, Kanjil, La Part commune, Le Ver à soie sur celui d'en face, Apeiron, Diabase et Les Carnets du Dessert de Lune pas trop loin, pour ne citer qu'eux. Bref, il y aura beaucoup de monde, et du beau.
STAND 47, CHAPITEAU ESTDépaysement garanti avec le catalogue Lunatique : Bosnie-Herzégovie, Arménie, Sénégal, Italie, République dominicaine, Belgique, quelque part en Afrique et Kénya.