Vie de chien bien remplie

Vie de chien n'en finit pas d'attendrir les lecteurs.

Et pour le suivre dans les ateliers d'écriture, d'illustration et sur les salons, il y a la lettre d'information de Thierry Moral :

Au fond de la librairie, juste une niche, un collier et une laisse...

Avant qu'Hugues et Juliette prennent tout l'Espace (de L'Autre LIVRE), Thierry et Bertrand sont venus exposer, jouer et dédicacer Vie de chien.
Ils ont fait une telle impression qu'on en parle encore sur les blogs. Petit tour d'horizon ?
L'Œildu Krop
(à qui l'on doit cette magnifique photo)

Entre deux interventions en milieu scolaire, Thierry et Bertrand seront sur les routes, tels deux chiens errants :
à Vitré les 22 et 23 avril prochains pour Les Sportiviales ;
à Arras le 1er mai pour Colères du Présent ;
à Phalempin les 21 et 22 mai pour le salon du livre jeunesse ;
et à l'espace culturel E. Leclerc de Seclin le 3 juin pour une séance de dédicace.

#indiebookday


Le 18 mars 2017 a lieu l'Indiebookday !
Qu'est-ce que l'Indiebookday ?
Vous aimez les beaux livres ?
Alors montrez-le lors du Indiebookday ! C'est très simple :
Rendez vous le 18.03.2017 dans la librairie de votre choix et achetez un livre. Un livre qui vous plaît ou que vous souhaitiez de toutes façons acheter. Ce qui compte avant tout c'est que ce livre vienne d'une maison d'édition indépendante
Puis, postez une photo de la couverture, du livre ou de vous tenant le livre sur un des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+) ou sur votre blog avec le hashtag "#indiebookday". Et si vous trouvez que cette action vaut le coup, parlez-en à votre entourage !
En 2013, le premier Indiebookday a connu un grand succès dans les pays germanophones. En 2017, l'Indiebookday sera international !

Pour en savoir plus

Beaucoup de petites maisons d'édition travaillent avec passion et font de beaux livres. Mais les livres ne trouvent pas toujours leurs lecteurs... L'Indiebookday a pour mission de les mettre en avant.

dans l'ignorance de ses parents

« Essai bien documenté témoignant d'une expérience mal vécue, dans l'ignorance de ses parents, l'auteur néanmoins avoue garder un fond judaïque indéfectible. »

« Ma (dé)conversion est une réussite. Bravo, Benjamin Taïeb pour ce récit souvent drôle, sensible et qui dépasse largement la simple visée sociologique. La librairie Vendredi recommandé avec plaisir. »

Julien et José, librairie Vendredi

Benjamin est l'invité de Michel Seyrat (RCF) pour son émission Qu'en lira-t-on ? L'enregistrement sera diffusé le jeudi 2 mars à 11 h 30.


Autre rendez-vous, le 23 mars à 19 heures, dans la librairie Libralire. Benjamin lira des extraits et répondra à toutes vos questions sur [Sa] (dé)conversion.

Installation éclectique

Et si l'on accrochait un peu de poésie et de rêve aux murs ? C'est ce que Hugues et Juliette ont fait quand ils sont venus à l'espace de L'Autre LIVRE, les 11 et 12 de ce mois.

On reconnaît Monsieur Arroyo ici,
on découvre Les Fous par là.

Ambiance conviviale : on a ri, on a bu (du thé !), on a papoté, on a grignoté
en bonne compagnie
dans une chouette librairie
On reconnaît ici Jérémie Lefebvre, ou Antonin Crenn

On a aussi écouté Hugues lire Monsieur Arroyo
(sur un arrangement musical d'Olivier Vauquelin)
Deux jours durant, même programme, même joie du partage, des échanges fructueux, des discussions passionnées, des découvertes surprenantes, des goûters savoureux, des whiskies sirupeux, des livres, des pinceaux... Paris fut en fête, et nous en a mis plein les yeux, au point qu'ils débordaient de larmes au moment de se dire adieu.

Le grand livre participatif, où chacun laissait libre cours à sa folie


Deux jours riches en émotions, en découvertes, en rencontres, en calories et en fous rires ; deux jours dont il est difficile de se remettre, dont on ne souhaite pas se remettre.
Retrouvailles émues et chouette programme sont prévus de longue date à La Carline (Forcalquier), le 29 mars dès 16 heures :
Lecture d'extraits du Petit Garçon qui voulait son histoire (jeune public), puis de Monsieur Arroyo.
Entracte, et ça repart de plus belle avec une présentation des éditions Lunatique (gloups!), et la lecture d'extraits de L'Ange gardien, par Juliette et Raymond Penblanc, et des Noces d'or par Raymond seul.
Un chouette programme, on vous dit !

La vie terrestre, par contraste, est sujette à bien plus de turpitudes.

Pr. Platypus a eu un véritable coup de cœur pour L'Ange gardien de Raymond Penblanc. Et nous, notre cœur a fondu en lisant ses mots. Du coup, voici l'article in extenso (ce qui ne vous dispense nullement d'aller fouiner sur son site pour y lire d'autres recensions de qualité) : http://profplatypus.fr

« C'est quoi, le contraire d’un miracle ? », demande au beau milieu d’une scène de panique un des personnages de L’Ange gardien. Bonne question. Le mot correspondant serait bien utile dans certaines circonstances mais la langue française n’a pas, à moins de se contenter d’antonymes imparfaits, jugé bon de l’inventer. Comment évoquer alors la série de malheurs qui frappe l’institution respectable de la Mère-Dieu, qui commence avec le spectaculaire meurtre par strangulation d’une élève par un professeur, et se poursuit avec, entre autres, la mort terriblement ironique du prêtre dans sa propre chapelle ?
Catastrophe ? Malédiction ? Décidément, non, aucun de ces mots ne saurait expliquer le curieux effondrement qui frappe cette école privée. Un effondrement des certitudes, des valeurs que l’on croyait communes, des perspectives d’avenir aussi à mesure que les parents retirent leurs enfants, échaudés par les événements. Dans la tourmente, seul semble résister celui qui nous sert de guide et de narrateur, l’ange gardien de l’établissement ou pour le dire plus simplement : son homme à tout faire. Nettoyer la cour, ouvrir et fermer les salles de classe, entretenir le parc… Autant d’activités que le narrateur accomplit quotidiennement et qui lui permettent au passage de veiller sur (ou de sur-veiller) la Mère-Dieu, de choyer ses pensionnaires les plus prometteurs et de rester au courant de tous ses petits secrets.
L’Ange gardien a de quoi dérouter temporairement les lecteurs qui connaissent Raymond Penblanc. On ne lui connaissait pas ce style plein d’incises humoristiques, plus féroce que celui qui régnait dans Phénix et Prête-moi ta plume, dont l’écriture paraissait plus classique, plus lumineuse. On ne s’attendait pas forcément non plus à cette ambiance légèrement délétère, grinçante même si Phénix comportait son lot de cruautés et d’ironie. Le début de L’Ange gardien nécessite ainsi un temps de réajustement, qui se termine lorsqu’on réalise que la continuité existe, et qu’elle se trouve dans le regard, ou plutôt les regards, que porte notre narrateur sur le petit monde qui l’entoure. Car il y a comme précédemment chez Raymond Penblanc un rapport, contrarié d’ailleurs, entre un regard à ras-de-terre, fixé sur les préoccupations concrètes du concierge, le regard surplombant qu’il pose sur les autres employés de la Mère-Dieu, et celui qu’il porte vers les hauteurs et notamment sur les oiseaux – qu’il s’agisse des pies qu’il pourchasse ou du ballet des étourneaux qu’il admire. Symboles émouvants d’une transcendance pleine de grâce et de caprice, les oiseaux reviennent régulièrement dans les préoccupations du narrateur.
« Dans ma cathédrale de verdure, mon père, je souhaite simplement qu’on règle le choeur des oiseaux. Les oiseaux sont toute ma religion. Le reste, je m’en occupe. »
La vie terrestre, par contraste, est sujette à bien plus de turpitudes. Si des éclats de bonté peuvent redonner foi en l’humain, le pire n’est jamais sûr dans L’Ange gardien, et démêler le sacré de l’infernal n’est pas chose évidente. Ce n’est pas un hasard si un des épisodes centraux est constitué par la mort du prêtre, ni si la scène inaugurale de la strangulation est reproduite en miroir, plus loin, par le geste de Martial, un élève doué en chant – comme le héros de Phénix, notera-t-on -, se massant le cou avant d’entonner une cantate si belle que le narrateur croit voir s’envoler son âme par sa bouche. Dans une des scènes finales, la perspective d’une mort par étranglement est même considérée, une seconde, comme une forme de salut. L’écart entre béatitude et perversité se révèle ainsi bien faible : une simple question de perspective. Une nouvelle fois se pose le problème du rapport fragile à la transcendance, de la corruption de la pureté – fût-elle une pureté pesante et moribonde comme celle de l’institution de la Mère-Dieu, ou naïve et par définition éphémère comme celle de Martial – par un environnement toxique.
Cette interrogation toujours fertile en contrastes et en clairs-obscurs chers à Raymond Penblanc se déploie cette fois sur le fond d’une chronique plutôt malicieuse de la vie quotidienne de l’établissement. Si les noms des membres de l’équipe éducative – Monsieur Rouste le principal, Hérode le professeur d’EPS, l’intendant Barilla, parmi d’autres – annoncent déjà le ton plutôt rieur de l’ensemble, il faut noter quelques scènes remarquables, comme celle qui transforme la course derrière les feuilles mortes à ramasser en une épopée miniature, et notre ange gardien en Quichotte armé d’un râteau.

Si Raymond Penblanc maîtrise à merveille ces parenthèses burlesques, il n’en demeure pas moins que les enjeux de L’Ange gardien sont des plus graves, et que l’intrigue s’achemine vers un dernier anti-miracle qui touche cette fois un des personnages les plus attachants de la Mère-Dieu, qui disparaît dans une scène où sont convoqués les feux de l’Enfer – à moins qu’il ne s’agisse d’un bain de feu purificateur. Tout est question de perspective, encore une fois, et bien malin qui saura séparer, dans le final de L’Ange gardien, les principes de la vie de ceux de la mort. Plus énigmatique sans doute que d’habitude, et plus intrigant que jamais, Raymond Penblanc se garde bien de nous donner trop de clés. Un anti-miracle, dans le sens où le miracle se révèle instantanément dans toute sa gloire. À l’inverse, Penblanc choisit une construction faite de détours et de dévoilements partiels qui font tout le sel de L’Ange gardien.


Participez au prix Cita'livres des lecteurs

À l’occasion de la 2e édition du salon du livre Cita’Livres, qui se tiendra les 8 et 9 avril à la Citadelle du Château d’Oléron, la médiathèque de Saint-Denis d’Oléron propose à ses lecteurs de participer au prix du roman Cita’Livres.
Ce prix récompensera un ouvrage parmi les trois titres présélectionnés :

- Les Turqueries de La Rochelle, Marc Rolland (policier)

- La Nuit de la nouvelle, Jean-Michel Rochat (roman)
Ces livres sont déjà disponibles à la médiathèque de Saint-Denis d'Oléron.
Vous souhaitez faire partie du jury ?
Empruntez, lisez et votez pour le livre de votre choix !
Les délibérations des votes de la médiathèque de Saint-Denis d’Oléron auront lieu le 28 mars.
Le prix sera remis lors du salon Cita’Livres les 8 et 9 avril 2017.
Pour en savoir plus, consultez le site du salon :


Prochain rendez-vous avec La Mort (embrasse mal) et Philippe Vourch,
le samedi 18 mars à Rennes, pour le festival Rue des Livres.
Lunatique accueillera le même jour Mael Le Guennec.